Bertrand Coquoz devient un "avatarien" après une carrière scientologue ! Quel est le lien ?



Le témoignage ci-desous est celui du fondateur de la mission de
scientologie de Fribourg (Suisse), Bertrand Coquoz.
Dans cet article il dénonce les abus de la secte de scientologie mais
étrangement fait l'éloge d'avatar qui est aussi une secte dangereuse.
Quelqu'un aurait-il un témoignage à propos de la secte AVATAR ?
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Guide Complet de la Religion de Scientologie par le fondateur
de la mission de scientologie à Fribourg

La Scientologie s'inscrit dans une longue série de pratiques
illégales

L'objectif, 10 mai 1996
[Texte intégral]
«La scientologie empêche les gens de grandir»

Entre 1975 et 1982, Bertrand Coquoz était membre de l'église de
scientologie. Aujourd'hui il porte un regard objectif sur ce mouvement
qui a marqué sa jeunesse. «Je ne recommanderais jamais à quelqu'un de
faire de la scientologie.» Il critique les pressions exercées, la
manière de convaincre les gens de leur faiblesse ainsi que le manque
d'esprit critique au sein de l'association, mais sans condamner. Pour
lui, la scientologie est une secte qui empêche les gens de grandir.

A 21 ans, Bertrand Coquoz entre en scientologie par curiosité. Il suit
un cours de communication : «Il consistait à s'entraîner à être à
l'aise face à une personne, sans rien dire pendant des heures, en
restant calme même si elle nous charriait et «nous embêtait jusqu'à la
gauche». C'est le cours de base qui a forgé le succès de la
scientologie. Mais à côté, il y a une foule d'autres cours.»

Quelques mois plus tard, il fonde la mission aux Pilettes à Fribourg.
«On s'amusait beaucoup parce qu'on était enthousiasmé par la chose.»

Il dispense différents cours et, dans ce système très hiérarchisé, il
atteint le poste de chef du département des affaires sociales au
niveau suisse. «Nous nous occupions de toxicomanes, de l'éducation,
des enfants, de la lutte contre les abus de la psychiatrie. Nous
montions des dossiers contre la psychiatrie et manipulions
l'information pour faire de la propagande contre les psychiatres, en
dénonçant la brutalité des méthodes utilisées. Or, admet-il
aujourd'hui, ce n'est pas nécessairement parce que le patient s'est
senti abusé que le psychiatre l'avait abusé. Nous ne tenions aucun
compte du contexte des événements. C'est très délicat. Nous amenions
ça devant la presse et cela donnait lieu à des problèmes familiaux»,
explique Bertrand Coquoz.

En 1982, il quitte l'association. «Ma femme était enceinte et je ne
gagnais pas assez d'argent pour faire vivre une famille.» 700'000
francs pour tous les services

Par la vente de services (des cours et une thérapie. Ndlr), chaque
organisation de scientologie s'autofinance et envoie 10 % de ses
revenus à l'organisation qui la chapeaute. Les salaires des membres
sont versés en fonction du chiffre d'affaires. Le 50 % des entrées est
redistribué en salaires, proportionnellement à la fonction
hiérarchique.

«La plupart des membres doivent faire un autre travail annexe. Je
gagnais entre 5'000 et 8'000 francs par année,» déclare Bertrand
Coquoz.

Combien coûtent les services ? «Pour celui qui les reçoit tous, cela
peut aller jusqu'à 700'000 francs. Mais la personne peut également
suivre une fonnation complète de deux ou trois ans pour apprendre à
donner ces services. Là, cela peut se chiffrer jusqu'à 150'000 francs.
Ces prix tiennent la route par rapport à une école privée, car la
fornation dure des années. Mais pour le reste, c'est hors de
proportion. Certains étaient vendus 3'000 francs pour une procédure
d'un quart d'heure.»

«J'ai quand même perdu 50'000 francs»

Financièrement comment Bertrand Coquoz s'en est-il tiré ? « j'ai quand
même perdu 50'000 francs entre les services que j'ai payés et ceux que
j'ai remboursés quand j'ai quitté l'organisation. j'avais signé un
contrat pendant la durée duquel je devais recevoir ces cours, et comme
je suis parti avant le tenne, j'ai dû payer la part proportionnelle de
services que j'avais pris qui revenait à 17'000 francs. Je voulais
avoir les choses nettes avec eux, . explique B.C.

(Un tel remboursement pour une formation sans aucune valeur est
totalement illégal en Suisse. La scientologioe n'avait aucun droit de
demander à son ex-employé le moindre centime. Ce fait illustre bien la
forte dépendance de Bertrand Coquoz au moment de sa sortie de la
scientologie. Le Gravis)

Beaucoup de gens s'arrêtent après les premiers cours qui coûtent entre
200 et 300 francs. Mais il y a aussi des cas beaucoup plus extrêmes,
comme celui d'Albert Jaquier, décédé dans la misère. «Il a dû laisser
700'000 francs il ne se formait. pas, donc il recevait toujours de
l'audition. Il allait à Flag, à l'endroit le plus cher où les services
coûtent jusqu'à 600 francs de l'heure.

A ce tarif-là, seulement 5 ou 6 auditeurs dans le monde pouvaient les
donner, en tout cas à l'époque. Pour des procédures d'une semaine,
cela pouvait coûter jusqu'à 30'000 dollars. j'ai même connu des gens
qui avaient tellement dépensé en services, qu'ils n'avaient plus assez
d'argent pour aller aux Etats-Unis pour les prendre, explique l'ex-
scientologue. De plus, les cours sont payables comptant et à l'avance.
pour éviter les contentieux.

Chaque membre fait l'objet de statistiques

Chaque membre fait l'objet de statistiques personnelles dont dépendent
les salaires. Que comportent ces chiffres ? «Chacun a son rôle dans la
scientologie. Une personne qui appelle les gens pour les inciter à
acheter des livres par exemple, aura des statistiques sur le nombre de
téléphones qu'elle effectue, sur le nombre de lettres qu'elle envoie,
sur le nombre de livres qu'elle vend. C'est pour cela que les gens qui
entrent en contact avec la scientologie sont toujours submergés de
courrier. Moi, il m'a fallu des années pour ne plus en recevoir.

Les membres qui n'ont pas de bons résultats personnels doivent aller
se faire «manier» c'est à dire se faire reprendre en main. «On doit
dire les fautes commises et une pression est exercée.» Au Sein du
mouvement, le besoin de sécurité passe par le règne du contrôle.
«C'est insupportable en scientologie d'avoir des gens qui ne suivent
pas à 100% l'idéologie. Les membres qui ont l'esprit ouvert sont
suspects, car ils acceptent le fait qu'il n'y ait pas que la
scientologie,» explique Bertrand Coquoz.

A-t-il été soumis à ces contrôles ? Assez souvent même, car j'étais
très atypique. J'hésitais beaucoup à y aller, car ça se passait à
Copenhague. Lorsque je recevais l'ordre, je devais partir sur le
champ, en train ou en stop. Je leur écrivais en leur expliquant que je
ne pouvais pas y aller tout de suite. Je partais toujours trois ou
quatre semaines plus tard que ce qui avait été ordonné.»

«J'ai beaucoup menti en scientologie»

Bertrand Coquoz poursuit : «J'ai beaucoup menti en scientologie. Je
disais que j'avais produit tant alors que ce n'était pas vrai, juste
pour éviter des ennuis. Un autre exemple de mensonge : j'ai donné un
cours dans une entreprise qui ne voulait pas me faire une lettre de
recommandation, sachant qu'il y avait l'organisation derrière. Je
n'insistais pas, car ce qui était important pour moi, c'était que les
gens se sentent à l'aise dans leur travail. Mais pour le mouvement, la
lettre de recommandation était plus importante que ce que les gens
avaient pu apprendre. Je disais à l'organisation que j'avais le
témoignage écrit, mais je ne l'envoyais jamais.»
Des statistiques erronées

Selon lui la plupart des chiffres qu'avance l'église de scientologie
sont faux de haut en bas. «Lorsque les statistiques annoncent tant de
scientologues dans le monde, il faut diviser ce chiffre. La majorité
des gens ne veulent plus rien recevoir du mouvement, mais leur adresse
est conservée et ils sont considérés comme scientologues. Un autre
exemple: j'avais rencontré un directeur d'une entreprise de 1'000
employés et qui était intéressé par la scientologie. Selon les
statistiques, on comptait 1'000 personnes très intéressées. Cela
n'avait rien à voir avec la réalité, c'était de la pure propagande.

Convaincre à tout prix et affaiblir les gens

Les moyens pour amener les gens à acheter des services sont divers.
Tout d'abord, les scientologues vendent la Dianétique (Ndlr : Bible de
la scientologie) écrit par L Ron Hubbard. («La Dianétique est une
technique pour amener les gens à prendre contact avec des expériences
qu'ils ont eu du mal à vivre et qui contiennent de la douleur, c'est
ce qu'ils appellent engrammes.»)

Bertrand Coquoz poursuit : Ensuite il faut trouver ce qui ruine la
personne. Il faut appuyer sur le champignon chaque fois que c'est
nécessaire pour lui faire prendre un service. C'est comme toutes les
techniques de ventes. Il faut trouver un besoin psychologique ou
spirituel. Une fois qu'on l'a trouvé, on invite la personne à des
conférences, puis à un premier cours qui n'est pas cher. Les membres
se voient faibles, mais ils ne voient pas que c'est l'organisation qui
les rend faibles.»

«Si quelqu'un possède une entreprise et roule en Mercedes, on lui
proposera de l'audition plus vite qu'à un étudiant qui arrive avec ses
baskets troués et ses jeans qui tiennent debout tout seuls. Le public
cible, c'est une personne capable, dont on voit qu'elle a réussi. Mais
tout le monde est accepté, car l'intérêt des scientologues est d'avoir
un maximum de gens qui achètent les services.

L'endoctrinement consiste à faire croire que seule la scientologie
possède la teclmique qui va sauver l'humanité. On débouche sur un
stress intérieur du membre qui doit absolument convaincre les gens de
s'engager. Chaque fois qu'il rencontre quelqu'un qui n'est pas scient­
logue, il tente de trouver une stratégie pour l'amener à venir. Il
s'agit donc de trouver les problèmes de la personne et de la
convaincre que la scientologie va tout régler.

La volonté du pouvoir et de l'argent

La scientologie est-elle une religion ? Les scientologues la
considèrent comme une philosophie religieuse appliquée. Ce n'est pas
une religion confessionnelle, donc elle n'enseigne pas la nature de
Dieu. Ellle en reconnaît rexistence, mais n'entre pas en discussion là-
dessus. La scientologie est donc compatible avec d'autres confessions.
Objectivement, c'est un groupement dans lequel on peut expérimenter la
volonté du pouvoir et de l'argent. Ce sont les choses essentielles qui
sont enseignées. Mais il n'y a aucun amour, aucune relation réelle
entre les gens. Quelqu'un est intéressant dans la mesure où il paie
des services, mais s'il lui arrive des ennuis, s'il tombe malade, il
est abandonné.

Mon père m'avait averti que dans la scientologie il n'y avait pas
d'amour. Le problème est que les membres sont tellement persuadés
d'être les meilleurs et d'avoir la seule technologie pour sauver le
monde, qu'ils doivent absolument se conformer à cette image.
A Kobe durant un jour

L'ex-scientologue poursuit : Lors du tremblement de terre de Kobe au
Japon, quatre membres sont allés avec un bus pour l'assistance sur
place. Cela a fait une page de propagande dans leurs journaux. Ils ont
fait des photos, des articles qu'ils ont distribués à toute la presse
pour montrer qu'ils étaient fantastiques. Mais les quatre personnes ne
sont allés qu'un jour là-bas. Ils n'ont pas le sens des proportions.
Et plus ils recherchent la popularité, moins ils l'ont.»

«Le but est de devenir cause sur la vie»

L'objectif de la scientologie est de contrôler la vie, explique
Bertrand Coquoz : « Le vrai but est de devenir cause sur la vie, un
superman dont toute la vie se passe comme il le veut.»

Est-ce le contrôle de soi ou de la vie des autre ? C'est un contrôle
de soi et ensuite, cela s'étend à un niveau plus large. Comme la
relation de pouvoir est très forte, cela induit également le contrôle
des autres, de l'aspect mauvais que les gens ont en eux. Mais dès que
l'on définit la manière d'être juste, on va au devant de problèmes
monumentaux. Une personne ne peut pas être toute noire ou toute
blanche. En scientologie, je n'ai jamais rencontré autant de faux-
semblants, à cause de la perfection exigée. Il y a donc toujours la
pression d'être conforme. Il y a beaucoup d'obligations et de devoirs,
qui font que l'on est plus dur avec les autres et avec soi-même.»

Bertrand Coquoz poursuit : «En scientologie, il y a un très fort taux
de séparation et de divorce. Si quelqu'un est vraiment persuadé et que
son ou sa panenaire n'en fait pas partie cela provoque inévitabblement
des tensions.»

Les remontrances contre l'organisation sont inacceptables. «Un membre
qui est soumis aux critiques de quelqu'lm par rapport à la
scientologie, doit rompre tout contact avec lui. Selon l'organisation,
la critique met en danger le scientologue. Ce que les membres
apprennent dans les services, peut être perdu par des reproches. On ne
peut pas la critiquer, puisque c'est une méthode qui sauve
l'humanité.

Vous n'avez qu'à dire à un scientologue que son truc ne vaut rien, il
se retrouve assis par terre. Ma femme qui suivait des cours s'est
toujours autorisée à être très critique. Elle n'était pas tellement
appréciée, car elle perturbait tout le monde. Elle a néanmoins été
acceptée parce qu'à Fribourg, c'était une petite organisation.
Ailleurs, on l'aurait certainement empêchée de suivre des cours.»

«Les membres fouillent dans la vie privée des journalistes»

Pour faire taire la critique publique, la scientologie a pour principe
d'agir en justice, même si elle rencontre plus d'échecs que de succès.
«C'est incroyable l'argent que l'organisation met dans les procès. A
une certaine époque, elle dépensait un million de dollars par mois en
frais légaux au niveau international. Elle a un office des affaires
spéciales qui fait des enquêtes sur les gens qui attaquent la
scientologie. Les membres fouillent dans la vie privée des
journalistes. Je me souviens qu'il y avait un problème avec un curé de
Lucerne qui faisait beaucoup de critiques autour des sectes. Ils ont
fouillé sa vie privée, interrogé des gens, ils agissaient vraiment
comme la police. Ils étaient persuadés que les personnes en face
faisaient la même chose.

Souvent,ce n'était pas loin d'être vrai, parce que c'étaient deux
équipes de paranoïaques qui s'affrontaient.

(Bertrand Coquoz se trompe, les organisations luttant en Suisse et en
France contre les sectes et la scientologie ne sont aucunement
paranoïaques, D'autre part à notre connaissance le curé de Lucerne
dont nous parle ici Bertrand Coquoz, et que nous avons rencontré à
plusieurs reprises, n'est aucunement une personne souffrant de parano.
Au contraire il fait un travail d'information et de prévention
efficace - Le Gravis)

«Hors de la scientologie, il n'y a pas de salut»

La scientologie fait-elle des procès aux membres qui veulent quitter
le mouvement ? «Les membres doivent absolument prouver que ceux qui
quittent vont échouer, parce que hors de l'église de scientologie, il
n'y a pas de salut. Si une personne réussit hors de la scientologie,
c'est une catastrophe. Mais les gens qui suivent les cours et qui
arrêtent ne sont pas poursuivis, sinon les scientologues causeraient
des ennuis à la moitié du monde. Pendant les quatre années où j'étais
à Fribourg, environ 150 personnes ont suivi des cours.

Aujourd'hui, s'il y en a encore cinq qui sont dans le mouvement, c'est
beaucoup. Nous n'avions jamais été plus de 20 ou 30 à Fribourg, car
après les deux ou trois premiers cours, beaucoup arrêtent. Ils se font
harceler pour payer de nouveaux services, mais s'ils montrent qu'ils
s'y opposent catégoriquement, au bout d'un moment, ils sont laissés en
paix: Les gens qui veulent récupérer de l'argent ont des problèmes
pour le faire» déclare Bertrand Coquoz.

Est-ce que la scientologie est une secte ? «Je crois que c'est une
secte dans le sens où la scientologie coupe les gens de leur
environnement et du monde. Ils ne sont bien qu'entre eux et se
persuadent qu'ils sont les meilleurs. Mais je crois que s'ils
réalisent leurs erreurs et qu'ils font leur vrai travail, ils peuvent
être utiles et appréciés.»
Un monde dramatique et plein d'espoir

Aujourd'hui quelle vision du monde a-t-il globalement ? «A la fois
pleine d'espoir et dramatique. Le drame, c'est que le système
économique international n'a plus d'autre justification que la
rentabilité. Les entreprises ne réalisent plus de bénéfices sur les
activités spéculatives qu'avec les services et la production réelle.
Par exemple, acheter du café dont on n'a pas besoin et le revendre en
réalisant un profit. Ce système fonctionne au détriment de la base sur
laquelle il repose qui est la monnaie ou le papier valeur. Comme il
n'y a pas de produit qui sous-tend cela, la dévaluation est
inévitable.

La partie réjouissante est que l'on est obligé de construire sur une
autre base, de trouver de nouvelles solutions, de découvrir de
nouvelles manières de travailler, de revenir à des choses simples.
Puis, le Tiers-Monde nous envahit, est à notre porte, mais pas de
manière brutale. Il y a toujours plus de gens qui sont largués, qui
sont mis au chômage, parce que notre système économique n'a pas besoin
des hommes.

C'est important d'intégrer les personnes, de ne pas les abandonner.
Déjà maintenant, nous sommes dans cette nouvelle dynamique. Au
Schoenberg par exemple, dans les classes primaires, il y a 80 % des
élèves qui sont étrangers. C'est une extraordinaire possibilité
d'ouverture,» annonce Bertrand Coquoz.

Amoureux de la vie

Un ex-scientologue fait de la promotion pour AVATAR (*)

L'ex-scientologue se profile comme un amoureux de l'apprentissage de
la vie. Il a organisé la Rencontre du mieux-vivre à l'Eurotel à
Fribourg, en février dernier : «L'intérêt de ce salon est dans la
qualité des relations qui s'y sont nouées, C'est aussi l'occasion de
découvrir les intentions des gens qui se dévouent pour essayer
d'améliorer la vie. Je n'ai rencontré personne qui voulait sauver le
monde à tout prix, mais beaucoup de bonnes volontés et d'humilité.

Bertrand Coquoz estime avoir grandi grâce à toutes ses expériences.
«La direction que je prends, c'est d'être toujours plus humble,
toujours plus tendre. Mon rôle est de me laisser toucher par ce que
les gens ont à vivre, peu importe ce que c'est. Le vrai leader est
celui qui arrive à lâcher ses propres besoins, pour se mettre au
service des autres en intégrant ce que les gens ont besoin de vivre.

Les personnes sont éjectées parce qu'elles ont des choses difficiles à
vivre, (chômage, assurance invalidité, etc.). j'organise des retraites
pour être vraiment à l'écoute des gens qui perdent toutes ces valeurs
auxquelles ils sont tellement accrochés et qui finalement ruinent leur
vie.

Pour cela, j'utilise le stage AVATAR, qui malheureusement en France a
été mis sur la liste des sectes, parce que la personne qui a lancé ça
aux États-Unis a fait de la scientologie dans sa jeunesse. Mais je
crois que le travail que je fais est vraiment autre chose.

J'aide les gens à traverser la maladie, la mort, la perte de l'image
sociale, de l'image de la réussite. J'accompagne les personnes vers ce
qui les rend vivants, vers ce qui donne un sens à leur vie, vers cette
source inépuisable d'amour que certains appellent Dieu, d'autres
l'énergie de la vie.

Le pardon a vraiment de lïmportance. Je crois avoir pardonné, mais
cela ne veut pas dire que je n'ai plus de leçons à recevoir des
autres, au contraire, j'ai encore beaucoup à pardonner sur des choses
qui sont à vivre. Et je crois que la meilleure manière de se battre
contre l'absence d'amour, c'est d'en créer toujours plus.»

Propos recueillis par Christian Zumwald, Jean-Marc Angéloz et Philippe
Huwiler

(*) Sous titre ajouté par le GRAVIS http://www.anti-scientologie.ch/english-index.htm

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