Plainte à Madrid contre des responsables du Polisario et de l'armée algérienne pour violations graves à Tindouf



Des Sahraouis victimes de tortures, de détention illégale et de graves
violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, dans le
sud-ouest de l'Algérie, ont décidé de poursuivre devant la justice
espagnole des dirigeants du Polisario et de hauts gradés de l'armée
algérienne, ont annoncé les avocats des victimes mercredi à Madrid. La
plainte sera déposée dans une semaine par l'Association sahraouie de
défense des droits de l'Homme (ASADEDH), qui agit en tant que partie
civile, auprès de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction
pénale espagnole, d'autant qu'un grand nombre de ces victimes ont la
double nationalité marocaine et espagnole.

L'actuel représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, le
"ministre" de l'information de la soi-disant république sahraouie, Sid
Ahmed Batal et le "ministre" de l'éducation, Bachir Mustapha Sayed,
figurent parmi les responsables des séparatistes qui seront poursuivis
pour "crimes de guerre, tortures, disparitions forcées, détentions
illégales et graves violations des droits de l'Homme".

Les dénommés Khalil sidi Mhamed, "ministre" des colonies, Mohamed
Khaddad, actuel coordinateur avec la MINURSO et ancien directeur
général de la sécurité militaire et Mahfoud Ali Beiba, ancien "Premier
ministre" sont accusés de tortures de membres de la population
sahraouie.

Des officiers supérieurs de l'armée algérienne seront aussi poursuivis
pour "complicité" et pour avoir couvert ces exactions qui se
déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents
de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables,
comme l'a expliqué le président de l'ASADEDH, Ramdan Mesaud, lors
d'une conférence de presse à Madrid.

Les avocats des victimes, MM. José Manuel Romero Gonzalez et Carlos
Sancho de la Calle, ont relevé l'existence de témoins oculaires et de
forts indices devant inculper les mis en cause.

Les deux avocats ont affirmé qu'ils s'étaient rendus à Laâyoune où ils
avaient pu constater qu'un grand nombre de victimes portaient de
graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du
Polisario à des sahraouies et même à des fondateurs du mouvement
séparatiste "pour la simple raison qu'ils ne partageaient pas leur
vision".

Des victimes du Polisario, toujours en vie, ont livré aux
représentants de la presse espagnole et aux correspondants de la
presse internationale accréditée à Madrid, un témoignage émouvant sur
leur triste expérience dans les geôles gérés par le Polisario sur le
territoire algérien.

"C'est une énorme injustice que de voir celui qui m'a arrêté et
torturé pendant six ans dans les camps de Tindouf puisse circuler
librement en Espagne et faire tranquillement sa propagande sans payer
pour ses crimes", a dénoncé Houcine Baida, militant sahraoui des
droits de l'Homme et victime du Polisario, en référence à Brahim
Ghali.

D'autres victimes, comme les militants des droits de l'Homme Dahi
Aguai et Saadani Maalainine, fille d'une figure emblématique du
Polisario, en l'occurrence feu El Wali Sheikh Slama, ont eux aussi
présenté des témoignages accablants sur la souffrance et l'humiliation
d'un grand nombre de sahraouis par des dirigeants du Polisario avec la
bénédiction des responsables algériens.

Sources : le site politique du Sahara occidental :
www.corcas.com
Voir aussi : Le portail du Sahara occidental :
www.sahara-online.net
Le site de la culture hassanie :
www.sahara-culture.com
Le site des villes du Sahara occidental :
www.sahara-villes.com
Le site du développement économique du Sahara occidental :
www.sahara-developpement.com
.



Relevant Pages