Haiti-- Insécurité -- Radio Métropole 8 et 9 aout 2006



Copie d'un message reçu :
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La séance de convocation du premier ministre reportée sine die

Des députés mécontents de l'attitude du chef du gouvernement
lancent une convocation formelle pour le jeudi 10 août. Ces députés
qui rejettent la date du 16 août proposée par le premier ministre
Alexis pour la tenue de cette rencontre envisagent d'utiliser la
procédure de l'interpellation en cas d'échec de la prochaine
convocation.

Un autre groupe de députés entend faire preuve de patience vis-à-vis
des responsables du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN).
En dépit de l'extrême gravité de la situation sécuritaire dans la
région métropolitaine les députés Poly Faustin et Guy Gerard
Georges croient qu'il faut traiter ce problème dans la sérénité.

Par ailleurs des sénateurs estiment que les raisons évoquées par le
premier ministre Alexis pour demander le report de la rencontre ne sont
valables. Le président de la commission justice et sécurité du
sénat regrette le report de la convocation des responsables du Conseil
supérieur de la Police Nationale. Le sénateur Youri Latortue affirme
que les forces de l'ordre peuvent rétablir le climat sécuritaire
dans la capitale si le gouvernement adopte les dispositions qui
s'imposent.

" Les autorités doivent réaliser des actions concrètes, au lieu
d'associer le phénomène de l'insécurité à des problèmes
sociaux" martèle le chef de file de LAA. le sénateur qui pense que
face à cette guérilla urbaine il faut réorganiser la Police entend
faire des propositions au Conseil Supérieur de la Police Nationale. "
Au sein de l'institution policière on peut créer une nouvelle
unité, afin de trouver une solution urgente au problème, car
certaines unités spécialisées de la police n'ont pas la capacité
d'intervenir dans ces cas d'insécurité" explique Latortue.

Le président de la commission Justice et sécurité estime que la
population ne peut plus attendre.



L'Association Nationale des médias haïtiens salue la mémoire des
victimes de l'insécurité

Une minute de silence a été observée, mercredi matin, par les
membres de l'Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH)à
l'occasion des funérailles du jeune entrepreneur Bernard Blanc et de
son fils de deux ans Giovani assassinés jeudi dernier à Pétion
ville. L'ANMH entend saluer la mémoire de toutes les victimes de
l'insécurité et aussi protester contre cet état de fait.

L'Association Nationale des Médias Haïtiens fait remarquer que ces
actes de violence sont souvent perpétrés au grand jour alors que "les
autorités et les forces internationales présentes sur le terrain
n'ont rien annoncé jusqu'ici en termes de mesures pour freiner
l'action des bandits".

L'ANMH fait également remarquer que ces incidents ont déjà coûté
la vie à un nombre important de gens paisibles de toutes les couches
sociales du pays dont des résidents de Grand Ravine, de Cité Soleil,
de Cité Militaire, des policiers, des hommes et femmes d'affaires, des
ouvriers, de jeunes entrepreneurs et des enfants en bas âge.

L'Association appelle les autorités légitimes du pays à assumer
pleinement leur responsabilité en prenant des dispositions spéciales
et urgentes pour mettre un terme à l'action des gangs armés qui
sèment le deuil à Port-au-Prince.

L'ANMH qui dit non à l'insécurité sous toutes ses formes souhaite
qu'enfin Haïti puisse avancer sur le chemin de la démocratie et du
progrès économique et social.

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