Insécurité--Attaque armée et agitations dans deux provinces d'Haïti
- From: "Annette" <len.annette@xxxxxxxxxxxx>
- Date: 13 Jul 2006 14:44:28 -0700
Copie d'un message reçu :
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Attaque armée contre un commissariat de police et agitations dans deux
provinces d'Haïti
Une des fonctionnaires de la Faculté de droit des Gonaïves tuée par
des bandits ;
le maire de Petit-Goâve dénonce des manoeuvres visant à provoquer un
"soulèvement populaire" contre le Président Préval ;
des partisans d'Aristide projettent de manifester samedi, jour de son
anniversaire
Posté le jeudi 13 juillet 2006
Par Radio Kiskeya
L'insécurité et la tension sont montées d'un cran mercredi dans
deux villes de province alors que Port-au-Prince continuait d'être
la proie des réseaux de kidnappeurs.
Un commando lourdement armé a lancé pendant près de deux heures un
raid contre le commissariat de police des Gonaïves (nord), après
avoir semé une vive panique dans la ville. Selon le directeur de la
Police Nationale pour le département de l'Artibonite, Joseph Gaspard
Hyppolite, les forces de sécurité ont pu repousser les assaillants
sans qu'aucun policier n'ait été blessé. Le responsable, qui
n'était pas en mesure de donner des précisions sur l'origine et
le sort des bandits, a souligné qu'auparavant une patrouille de
police avait vigoureusement riposté après avoir essuyé des tirs
nourris dans la localité de Descahos, à la sortie de la Cité de
l'indépendance. Les agents de la PNH allaient récupérer le badge
d'un collègue dont l'arme de service avait été temporairement
confisquée par des éléments de la population civile.
Joseph Gaspard Hyppolite, qui annonce l'ouverture d'une enquête
sur ces incidents, souhaite que la police des Gonaïves dispose
davantage de moyens pour faire face au banditisme.
Par ailleurs, mardi soir, Marie-Claude Bernard, 58 ans, l'une des
plus anciennes fonctionnaires du décanat de la Faculté de droit des
Gonaïves, a été abattue par des bandits armés alors qu'elle
regagnait son domicile avec un sac contenant de l'argent. Les
assassins s'en sont allés avec le magot qu'ils convoitaient
plongeant la famille de la victime dans la désolation.
Dans la ville de Petit-Goâve (68 km au sud de Port-au-Prince) les
activités étaient perturbées mercredi par le lancement du mouvement
Pa Ka Tann (ça ne peut pas attendre), une mobilisation orchestrée par
des partisans de Jean-Bertrand Aristide en vue d'exiger des postes
dans les services publics.
Des barricades de pneus enflammés ont été érigées devant la Mairie
et sur la route nationale #2 paralysant ainsi pendant plusieurs heures
la circulation automobile entre le sud du pays et la capitale. Avant
l'intervention de la police et la reprise des activités, des
individus armés favorables à l'ancien Président Lavalas avaient
placé des camions en travers de la route après avoir forcé leurs
conducteurs à remettre les clés. Ils ont également placardé des
photos d'Aristide sur des maisons, jeté des immondices devant les
locaux de l'administration communale et inscrit partout des graffitis
hostiles aux maires, aux autorités judiciaires et religieuses ainsi
qu'au personnel de santé de la ville.
Le président de la commission communale de Petit-Goâve, Emmanuel
Lindor, et l'un de ses adjoints, Montigène Sincère, ont accusé des
Sénateurs Lavalas représentant le département de l'Ouest d'être
de mèche avec les fauteurs de troubles. "Ces partisans d'Aristide se
sont promis de provoquer un soulèvement populaire à Petit-Goâve et
à St-Marc (nord) contre le Président Préval. Ils cherchent aussi à
faire échouer le congrès des jeunes catholiques prévu à
Petit-Goâve le 20 juillet et la fête patronale de la ville, le 15
août", a expliqué M. Lindor, visiblement préoccupé.
A la veille de l'anniversaire de naissance de leur leader, samedi,
les lavalassiens restés fidèles à Aristide font monter la pression
sur le Président Préval en réclamant tous azimuts le retour de
l'exilé, la libération des "prisonniers politiques" et
l'attribution à des leurs de la direction de diverses
administrations d'Etat.
Parallèlement, aux tentatives d'intimidation de quelques
groupuscules devant des institutions publiques, une vive agitation
avait gagné lundi après-midi des quartiers du centre commercial de
Port-au-Prince. Des jets de pierres et de tessons de bouteille avaient
entraîné la fermeture prématurée des magasins et la fuite massive
des petits commerçants du secteur informel.
Jeudi, la Cellule nationale de réflexion de Fanmi Lavalas (le parti
d'Aristide), fer de lance du mouvement, a annoncé aux cris de "vive
Aristide" une célébration très particulière de la "date du 15
juillet" à travers une série de manifestations dans différentes
régions du pays. spp/RK
Radio Kiskeya
.
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