*Radio Kiskeya 19 juillet*
- From: "Annette" <len.annette@xxxxxxxxxxxx>
- Date: Wed, 20 Jul 2005 08:20:14 -0700
Copie d'un message reçu :
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Les parents de Jacques Roche regagnent Port-au-Prince pour dire adieu au
journaliste martyr
La presse haïtienne se mobilise contre le terrorisme et la tyrannie, 24
heures avant les funérailles du confrère
Posté le mardi 19 juillet 2005
Par Radio Kiskeya
Les parents du journaliste et poète haïtien Jacques Roche, massacré par
ses ravisseurs cinq jours après son enlèvement, sont arrivés mardi en
début d'après-midi à Port-au-Prince. La mère et la sour du défunt qui
revenaient de New York où elles résident depuis un certain nombre d'
années, ont été accueillies à l'aéroport international Toussaint
Louverture par la ministre de la culture et de la communication, Magalie
Comeau Denis et le PDG du journal Le Matin, Réginald Boulos, également
président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH).
Visiblement affligées, la fille et sa maman- très âgée- ne pouvaient
contenir leurs larmes, en foulant le sol national avec la certitude de
ne plus revoir Jacques vivant, débordant d'énergie et d'imagination.
Le corps du journaliste, chef de rubrique culturelle au quotidien Le
Matin et commentateur sportif à radio Ibo, une station privée de
Port-au-Prince, avait été retrouvé troué de balles, torturé, brûlé par
endroit, jeudi dernier dans le quartier à hauts risques de Delmas 4
(nord de la capitale) placé sous la férule des bandes armées favorables
à l'ancien dictateur Jean-Bertrand Aristide.
24 heures avant les obsèques prévues jeudi, en l'église St Pierre de
Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), la presse indépendante
haïtienne, dernier rempart d'une société tétanisée par la peur et l'
apparition brutale du terrorisme, a décrété la mobilisation générale
contre l'inacceptable, le sadisme des meurtriers de Jacques Roche et les
risques d'agonie d'un pays déjà fragilisé par une succession de
convulsions. L'association nationale des médias haïtiens (ANMH),
principale association des patrons de presse haïtiens, s'est associée à
l'ensemble de la corporation pour proposer, mercredi, une programmation
spéciale avec des émissions et éditions d'information communes,
diffusées en réseau et en temps réel sur une dizaine de stations de
radio qui sont parmi les plus écoutées du pays. Une expérience de
solidarité, de mise en commun des ressources et de cohabitation
confraternelle qui avait déjà frappé l'imagination de la population et
dégagé une synergie extraordinaire sous Aristide, au lendemain du
sabotage à grande échelle des relais des stations indépendantes sur le
site de Boutilliers, sommet situé à l'extrême est de la capitale.
Mercredi, une session de 3 heures (6h30-9h30) sera consacrée dans la
matinée, à l'actualité du jour et aux thèmes de la liberté de la presse
et de la démocratie. Suivra dans l'après-midi (16h-18h), un autre
exercice du même genre co-présenté et coordonné par des journalistes de
radio Métropole, radio Vision 2000, Caraïbes FM, Signal FM, radio Ibo et
radio Kiskeya. La télévision nationale d'Haïti (TNH), la chaîne
publique, assurera la retransmission en direct des ces programmes. En
vertu d'une décision consensuelle, de la musique de circonstance sera
diffusée pendant toute la journée sur toutes les antennes concernées.
Pour leur part, des journalistes projettent d'organiser jeudi matin, une
marche de protestation contre l'assassinat de Jacques Roche, l'
insécurité, le terrorisme et le laxisme des autorités. Cette
manifestation dont le point de chute sera le Palais National (siège de
la Présidence), partira de l'église St Pierre, tout de suite après la
cérémonie funèbre. Des étudiants et des sociétaires de coopérative ont
également annoncé des manifestations alors que des artistes,
intellectuels et militants se sont donnés rendez-vous à la fondation
connaissances et libertés (FOKAL), une institution culturelle située au
centre de Port-au-Prince.
En guise d'hommage à la victime, le gouvernement provisoire a décidé de
faire de jeudi, une journée de deuil national, à l'occasion de l'ultime
apparition de Jacques Roche qui aurait eu 44 ans, le jour même de ses
.... funérailles !
56 haïtiens arrêtés et rapatriés par les autorités dominicaines
Le gouvernement de Leonel Fernàndez annonce un recensement des étrangers
Posté le mardi 19 juillet 2005
Par Radio Kiskeya
56 immigrants haïtiens en situation irrégulière, ont été rapatriés mardi
après avoir été détenus dans la province de Valverde Mao, dans le
Nord-Ouest de la République Dominicaine. Selon le maire de la ville, ils
avaient été surpris alors qu'ils tentaient de passer clandestinement de
Valverde Mao à Santiago (nord).
Le général dominicain Pedro Càceres, commandant du Nord-Ouest et de la
zone frontalière, a affirmé qu'à la fin de leur détention, les haïtiens
ont été mis à disposition du service d'immigration. Le général a
également souligné que deux dominicains qui étaient liés aux voyageurs
clandestins ont été arrêtés pour trafic d'immigrants.
De l'autre côté de la frontière, certains secteurs chiffrent à 500.000
le nombre d'haïtiens ayant émigré en République Dominicaine,
essentiellement à cause de la situation économique précaire d'Haïti.
Le gouvernement dominicain a indiqué que les opérations de rapatriement
des illégaux haïtiens se poursuivront. Ajoutant aussitôt un bémol à
cette déclaration, le régime de Fernàndez a précisé que ces opérations
se feront dans le respect des droits des rapatriés et pas de façon
massive, comme auparavant.
Santo Domingo a aussi annoncé lundi, l'organisation à brève échéance d'
un recensement de la population, en vue de déterminer le nombre d'
étrangers jouissant du statut de résident et de régulariser la situation
de ceux vivant illégalement dans le pays. Le président du conseil
national dominicain de la migration, Franklin Almeyda Rancier, également
ministre de l'intérieur et de la police, a déclaré au cours d'une
réunion que le recensement de tous les étrangers indistinctement,
permettra au gouvernement de Leonel Fernàndez de définir une politique
migratoire. Des experts seront appelés à réaliser cette étude de
population. "Nous sommes en train d'étudier les normes à établir dans
cette zone" a laissé entendre Almeyda, à propos de la frontière
haïtiano-dominicaine, longue de près de 400 kilomètres.
La région frontalière qui constitue un point de passage privilégié,
entre les deux pays, pour les trafiquants de drogue, d'armes, d'êtres
humains, d'animaux et de marchandises doit bientôt faire l'objet d'une
large coopération dominico-américaine incluyant une présence militaire
des Etats-Unis.
Haïti et la République Dominicaine demandent 12 millions de dollars
supplémentaires à l'UE
Les deux pays veulent renforcer leur coopération dans le cadre du
Cariforum
Posté le mardi 19 juillet 2005
Par Radio Kiskeya
Haïti et la République Dominicaine ont demandé à l'Union européenne l'
attribution de 10 millions d'euros supplémentaires (environ 12 millions
de dollars) dans le cadre du plan stratégique binational qu'elle
finance. Si la demande est approuvée, ces fonds additionnels s'
ajouteront aux 47 millions d'euros (environ 50 millions de dollars) déjà
accordés par l'UE en vue de stimuler le développement transfrontalier
dans le domaine des infrastructures et de l'environnement.
Haïti et la République Dominicaine se partagent l'île d'Haïti ou
Hispaniola, avec une frontière commune longue de plus de 375 kilomètres.
La XIVe réunion ministérielle des 16 pays membres du Cariforum (Haïti,
République Dominicaine, Cuba, CARICOM) qui s'est déroulée jeudi et
vendredi derniers à Santo Domingo, en présence du chancelier haïtien
Hérard Abraham, a été suivie samedi d'un important round de discussions
entre les représentants de la Caraïbe et une mission de la Commission
européenne autour des nouvelles règles de coopération qui seront
désormais en vigueur dans les relations commerciales entre les deux
entités.
Le Cariforum et l'Union européenne se sont entendus sur un soutien au
développement des produits de base dans la région et aux demandes d'aide
additionnelles et distinctes dans le cadre des programmes indicatifs
nationaux et régionaux.
Cadre de coopération régionale, le Cariforum fut créé en 1992, en vue
notamment de faciliter les procédures administratives relatives aux
opérations du Fonds Européen de développement (FED), un outil financier
consacré au développement de la région.
Par ailleurs, la réunion de Santo Domingo a permis aux dirigeants
dominicains d'évoquer avec le secrétaire général de la CARICOM, Edwin
Carrington, l'adhésion éventuelle de la République Dominicaine à la
communauté caraïbe. Mr Carrington et le responsable de l'unité caraïbe à
la direction générale pour le développement de l'UE, John Caloghirou,
ont accueilli favorablement la proposition du chancelier dominicain,
Carlos Morales Troncoso, de soumettre prochainement aux dirigeants de la
CARICOM une demande d'intégration formelle.
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