"Barbares"



LE MONDE |


On est face à des gens qui ont des comportements à la limite de la barbarie"
Le procureur de la république de Paris, Jean-Claude-Marin, vendredi 17
février.

Sept ans après le "sauvageons" de Jean-Pierre Chevènement, quatre mois après
le "racaille" de Nicolas Sarkozy, l'usage du terme "barbares" pour désigner
les assassins d'Ilan Halimi marque-t-il une nouvelle escalade verbale ?
Cette fois, le terme est ouvertement revendiqué par ceux-là mêmes qu'il
désigne. Plus précisément, c'est leur chef, Youssouf Fofana, qui se faisait
appeler "brain of barbarians", littéralement "cerveau des barbares", a
indiqué Jean-Claude Marin, le procureur de la République de Paris. Une
terminologie qui semble tout droit sortie d'un jeu vidéo ou d'un film de
série Z.

Compte tenu de l'horreur du crime, le terme est approprié. "Cruel, dur,
féroce, impitoyable, inhumain, sauvage", énumère Le Petit Robert en guise de
synonymes. On ne saurait mieux dire. Le dictionnaire rappelle aussi que le
mot, issu du latin barbarus, désigne l'"étranger, pour les Grecs et les
Romains, et plus tard pour la chrétienté". Un étranger qui fut longtemps
tenu en lisière par les légions, le long du limes (la frontière de
l'empire), que les Barbares finiront par franchir, avec la conséquence que
l'on sait pour l'Occident. Etrange résonance avec la situation
internationale, autant qu'avec celle des banlieues - littéralement "lieu de
bannissement" -, amalgame qui pourrait être ravageur dans certains
"cerveaux".

Pascal Galinier


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"Le guerrier ne fait que porter l'épée pour le compte des autres. C'est un
seigneur, puisqu'il accepte encore de mourir pour des fautes qui ne sont pas
les siennes, en portant le poids du péché et de l'honneur des autres."

"The warrior is only carrying the sword for others. He is a Lord, since he
is
still willing to die for others' errements, bearing the weight of their
guilt and of their honor."


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