Re: Messe FLB à St Brieuc



On 10 juil, 06:40, Gildas Hamel <gwel...@xxxxxxxx> wrote:
Broc wrote:
Le latin a par ailleurs un grand avantage: c'est la langue commune des
catholiques. Par exemple, il serait judicieux dans tous les rites de
dire le Pater Noster en latin. En effet un étranger en visite
reconnaîtrait sa prière. Autre avantage, tous les catholiques du monde
diraient à peu près au même moment chaque dimanche la même prière
exactement.

Et ce serait sûrement la version que Jésus d'après les évangiles avait
donnée aux disciples qui voulait leur prière bien à eux: voyez les cinq
demandes chez Luc 11, les sept demandes chez Matthieu 6... Et tant qu'à
citer, voici Matthieu 6.7: "quand vous priez, ne rabâchez pas comme les
païens qui pensent que c'est à force de paroles qu'ils seront exaucés."
Jésus paraît se méfier des formules toutes faites. Le latin, les
rites, le "Pater Noster", la même prière au même moment: formules
magiques? superstition? On serait un peu comme les Musulmans
non-arabisants qui disent le minimum de prière en arabe?
--gildas hamel (qui sermonem latinum non contemnit)

respont

Objection valable, votre Honneur, et je la craignais quand j'ai écrit
mon message.
D'autant plus que le message de la Pentecôte, fête centrale pour les
Felibres en plus, est bien que chacun "entend leur parole (ag an
apostoled) dans sa langue".

A ce sujet Vatican II avait raison de prôner "l'utilisation des
langues vernaculaires" selon "La Croix" d'hier.
Ar gwellan a vehe e vehem an oll dastumet en un iliz unan, ha peb
hani, peb korn-bro ged e yez.

Le malheur et la réalité est que nous sommes divisés en plusieurs
confessions. Le latin peut être un symbole fort pour la catholicité.

Par ailleurs comme Vatican II a été dévoyé sur ce point aussi, il n'a
pas profité aux langues vernaculaires mais aux langues étatiques. Le
progrès est mince.

A première vue le français a l'avantage d'être compris, c'est vrai
maintenant.

En 1962, mes grand-parents auvergnats n'ont pas cessé d'aller à la
messe, ils étaient trop croyants pour cela, mais ils ont du moins
cessé de s'y intéresser, et ne sont plus venus que dix minutes avant
la communion pour partir après.
Le français liturgique ne leur était pas plus clair que le latin.

Il y a aussi la question du rite.
De mon point de vue le rite dit de saint Pie V est très inférieur au
rite byzantin. En effet le prêtre n'y apparaît que comme représentant
de la communauté, et jamais comme représentant de Dieu.

Mais dans le domaine liturgique aussi, la pratique a souvent largement
dépassé les préconisations du concile. Il en résulte que le rite de
saint Pie V est en général beaucoup plus sacré que l'autre.

An Iliz gatolik he-deus kalz a lizerenneu: armenad, asiriad, kaldean,
bizantin, melkitad... neb a gomz en armenianeg, arameaneg, kaldeaneg,
gresianeg, arabeg... Nameid ar latin a vehe difennet ?

Certes un ouvrier agricole et une femme de ménage n'étaient pas de
grands latinistes, mais ils avaient appris petits la liturgie latine
et s'y retrouvaient.


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