Re: L'aveu et la bévue



T. Gwilhmod wrote:
il faudrait donner là des exemples concrets
car je ne suis pas sûr de comprendre.

Je reviens à votre affirmation de départ:

[ l'économique parle plus que le politique
au citoyen lamda qui est toujours prêt à grapiller un
peu plus mais qui ne donnera jamais rien pour des valeurs
gratuites, d'ordre spirituelles, telles l'amour de la Patrie,
la langue etc, que des voeux pieux... ]

Je ne pense pas que les gens soient si matérialistes qu'ils ne veulent
plus défendre aucun idéal élevé. L'indifférence religieuse masque
un besoin insatisfait. Maintenant comme avant, on aimerait penser qu'il
y a une dimension plus élevée de l'être humain que le côté
matériel.

Pour le breton, pas mal de gens dont c'est la langue maternelle
semblent insensibles à sa disparition, tout en se lamentant que les
jeunes fassent de plus en plus de fautes d'orthographe en français. Ce
n'est pas une situation naturelle. Ca montre simplement qu'il nous
manque une administration bretonne pour défendre le point de vue
breton. Si les gens avaient eu des cours de breton à l'école, ils se
seraient enthousiasmés pour le breton, et ils comprendraient que le
plus important n'est pas de préserver l'orthographe du français. Mais
pour s'intéresser au breton dans le système français actuel, il faut
avoir une mentalité de rebelle. Ca ne peut pas être tout le monde.

Le patriotisme breton est un sentiment découragé, mais les Bretons
montrent quand même leur désir d'améliorer la société par leurs
contributions financières à des oeuvres de bienfaisance et par leur
engagement associatif: associations pour la défense de
l'environnement, associations d'aide au tiers monde ou aux SDF, etc.
Ceux qui font fonctionner des clubs de sport et autres activités
apportent aussi quelque chose de vital à leur communauté. À mon
avis, tout ça s'appuie sur un certain idéalisme.

Sur le plan politique, il faudrait un minimum de liberté pour que les
aspirations et idéaux bretons puissent se former et s'exprimer. Une
opinion politique collective ne peut pas surgir spontanément si aucune
réflexion publique n'est autorisée. Le problème est le système
français et non pas l'indifférence des Bretons. Sans médias bretons
indépendants, il ne peut y avoir de vie politique bretonne
indépendante, et l'opinion du peuple breton ne peut pas se former ni
s'exprimer. Actuellement, les seuls en mesure d'avoir un discours
politique breton sont ceux qui ont eu une démarche intellectuelle
personnelle, et qui ont développé leurs propres arguments. Les
autres, c'est à dire la majorité, sont prisonniers du système
français, qui nous pousse vers le matérialisme et empêche la
poursuite d'idéaux plus élevés. Les médias sont très hostiles à
la religion chrétienne, mais également au combat politique breton.
Ils nous proposent des idéaux de substitution, dont le premier est le
soutien aux sans-papiers.

Il faudrait préciser d'abord ce que c'est que ce "gauchisme" dont vous
parlez.

Ne peut-on pas le définir ici justement comme la perte de la dimension
spirituelle de l'homme ?

En effet, ça dépend de quels gauchistes on parle. Je ne pensais pas
aux marxistes et autres matérialistes, mais à ceux qui défendent
l'immigration, le mariage homosexuel avec adoption d'enfants,
l'avortement, les relations sexuelles déshumanisées, le féminisme
extrémiste, la consommation de drogue, les rave parties... Egalement
ceux qui contestent l'autorité des adultes envers les enfants, etc.

Ceux qui adoptent cette idéologie (surtout l'idéologie de
l'immigration), démolissent la société et l'avenir de leurs propres
enfants. Il n'y a rien de matérialiste dans leurs motivations, qui
sont un mélange d'idéalisme, de stupidité, et de malveillance envers
la société traditionnelle. Les champions de ces valeurs perverses
contrôlent actuellement les médias, les écoles, les universités,
les tribunaux, tout le secteur culturel subventionné, une partie de
l'église, tous les partis de gauche, etc. Ce sont eux qui dévoient
les élans idéalistes du citoyen lambda.

- Les Verts eux mêmes sont pris en contradiction par un glissement à gauche
qui les oblige à abandonner des valeurs telles que la famille par exemple

C'est le PS qui s'est débrouillé en 1992 pour que le parti des Verts
se transforme en un mouvement d'extrême gauche dont les vrais
écologistes ont été virés.



T. Gwilhmod wrote:
Alfred : Dans un sens oui: c'est pour défendre leur salaire que les gens
descendent le plus facilement dans la rue.
Mais en même temps, non: Pas mal de gens embrassent par défaut les
valeurs gauchistes qui nous sont proposées par les médias en agissant
ainsi contre l'intérêt de la société, mais aussi contre leurs
propres intérêts.

TG : il faudrait donner là des exemples concrets car je ne suis pas sûr de
comprendre.
Le gauchisme a en effet sévit dans l'Eglise et le Mouvement Breton (UDB ...)
ainsi que l'écologie (les Verts font partie de l'union de la gauche)
Il faudrait préciser d'abord ce que c'est que ce "gauchisme" dont vous
parlez.

Ne peut-on pas le définir ici justement comme la perte de la dimension
spirituelle de l'homme ?
- laicisation des valeurs chrétiennes (qui mène par exemple au dogme
français de l'Egalitarisme par exemple)
- Doctrine politique assujetissant le politique à l'économique (Marxisme).
L'UDB, avec Bretagne= colonie, le Joint Français etcjustifie un *pseudo
nationalisme* par des thèses économiques, remplaçant le nationalisme
classique issu du Réveil des nationalités en Europe un sciècle avant.
- Les Verts eux mêmes sont pris en contradiction par un glissement à gauche
qui les oblige à abandonner des valeurs telles que la famille par exemple
TG



Alfred
Ca montre qu'il y a pas mal d'idéalisme chez les
gens, malheureusement très mal employé. Tous les combats idéalistes
(religion, écologie, mouvement breton, etc) ont perdu leur sens en se
noyant dans l'idéologie gauchiste. Ce n'est pas l'idéalisme et la
bonne volonté qui manquent, mais cet idéalisme a du mal à s'investir
dans des projets indépendants, car l'état et les médias étouffent
tout. Il suffirait que le mouvement breton dispose de deux heures par
jour à la télé, et il n'y aurait plus aucune difficulté pour
mobiliser le citoyen lambda. On serait indépendant dans 6 mois.



T. Gwilhmod wrote:
Le politique ne détermine en rien l'économie.


L'Histoire montre le contraire : toute politique économique est mise en
place par un changement de régime
- colbert
- Révolution française
- la Révolution bolchevique
- le plan marshall
- etc etc etc...

Il ne s'agit pas de ma part d'un postulat de "foi" comme le dit F. donc.



Enfin pour répondre à Alfred, on peut penser que l'économique marcherait
mieux avec une bretagne autonome ou indpendante : je le pense aussi
car selon le principe de subsidiarité les décisions devraient être plus
adéquates par rapport au "terrain". Mais j'insiste : si l'on met
l'économique en premier dans l'argumentation (parce que l'écoomique parle
plus que le politique au citoyen lamda qui est toujours prêt à grapiller
un
peu plus mais qui ne donnera jamais rien pour des valeurs gratuites,
d'ordre
spirituelles, telles l'amour de la Patrie, la langue etc, que des voeux
pieux...) cela empêche d'élever le débat sur ce que pourrait être le
projet
breton : on réduit l'homme à un homo économicus, et pour cela, autant
parler
chinois tout de suite.
TG

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