Re: Gouelioù etrekeltiek an Oriant





>
> Le Monsieur n'avait pas du tout l'intention de copier le français. Le
> purisme était bien son intention.


Roparz Hemon avait l'intention de rester dans la tradition lexicographique
dont il héritait (voir le gonidec, je me répète)

Politiquement, ce choix se justifiait aussi pleinement pour une simple
raison que j'ai déjà énoncée : si on accepte des termes comme :

An Edukasïon Nasional a zo un institsïon


.... autant parler français, ça ira plus vite.

Le fait est que le français fait subir un danger mortel à la langue
bretonne, aussi c'est une question de survie de maintenir soigneusement une
differenciation qu'on peut qualifier d'artificielle, mais elle est SALUTAIRE
pour la langue.

D'autant plus que :
1. il ne faut pas se leurrer : chasser le naturel il revient au galop. M^me
avec une politique d'enracinement des néologisme dans leur source celtique,
ce sont les LOCUTEURS et les ECRIVAINS qui déterminent in fine les termes
qui seront utilisés.
2. le fait qu'il n'existe pas de société bretonnante actuellement et que
nous baignons de fait dans une société française, implique dans les faits
que nous devons obligatoirement transcrire dans notre langue des concepts,
des mots qui sont français par essence.

Donc le danger de purisme est vraiment un épouvantail qui n'est pas un
éceuil réel, simplement un argument de plus pour diaboliser les gens qui se
démènent aujourd'hui pour assurer la survie et le développement de notre
langue, et par elle notre nationalité.
TG
Note: je pense en toute logique que ces pb lexicographique sont surfaits car
le jour où effectivement nous disposeront d'une société bretonnante
autonome, pouvenant fonctionner en se passant du français de la naissance de
l'individu à sa mort, nous trouverons et créerons les outils nécessaires à
notre vecteur linguistique, et peu importe en fait si en proportion les
origines celtiques des mots ou tournures sont moins nombreux qu'on aurait pu
le souhaiter, étant donné un chose qu'on oublie complètement : les
locuteurs, eux-m^mes, la plupart du temps ne savent pas d'ou viennent les
mots qu'ils utilisent.
Sauf pour les mots dit "internationaux" et notamment le vocabulaire
scientifique et technique, ainsi que pour les mots d'orignine française
empruntés parce qu'on ne connait pas d'autre mots. Peu à peu, je le répète,
une fois érigée la société bretonnante de manière consistante, il est facile
de prévoir que cette société se donnera les moyens, ne serait-ce que par
l'école et les médias, de proposer des termes qui colleront mieux aux
racines celtiques de la langue. Les locuteurs, eux, qui sont de nature
conservateurs dans ce domaine, opteront pour eux ou seulement certains
d'entre eux : peu importe, pourvu que la langue qu'ils parleront sera à m^me
d'exprimer tous les plis de leur pensée, de manière précise et nuancée, à
leur convenance.


>
>


.