La france officielle doit demander 132 ans d'excuses pour ses crimes humanitaires et barbares en algerie



Salu-tutti,
aucun traité entre Boutegaz et son chef militaire Chirac ne sera accepté par
le peuple algerien tant qu'un president de la france officielle ne reconnait
pas les crimes humanitaires et barbares perpetrés en algerie depuis 1830 á
maintenant qui continue par le soutien de ces officiels aux regimes
dictateurs depuis 1962 á maintenant et le tout dernier celui de
l'ambassadeur actuel de la france en algerie qui ne veut pas que la justice
et la verité procedent tout circus du regime militaire barbare de l'algerie.

PS une plainte contre les dernieres declarations de ces ambassadeurs "pro"
regime militaire d'algerie sera deposée au tribunal de l´UE et sa forme est
entre les mains des juristes algeriens et des ONG.


Il faut ester en justice internationale tous ces criminels de l'humanité et
support du regime dictateur qui continuent á tuer le peuple algerien et le
retarder et l'empecher á se democratiser réellement...


Louisette Ighilahriz contre Maurice Schmitt

« J'ai subi l'innommable »
El Watan, 10 septembre 2005

Effondrée sur sa chaise, la tête appuyée sur la canne sans laquelle elle ne
peut se déplacer, Louisette Ighilahriz murmure : « J'ai subi l'innommable. »


L'innommable, ce sont les viols répétés de la part du capitaine Graziani,
après son arrestation le 27 septembre 1957 à Chebli, alors qu'elle n'avait
que 20 ans. Viols qu'elle a gardés pour elle-même, attendant que son père
soit mort et que sa mère entre dans une confusion mentale pour libérer son
cour. « Il m'a violée, 45 ans après je n'en dors plus, il a brisé ma vie,
brisé l'éducation de mes enfants. Oui, j'ai subi l'innommable de la part du
capitaine Graziani », a répété, la voix étranglée par des sanglots,
Louisette Ighilahriz, jeudi, lors du procès en appel du général Maurice
Schmitt, ancien chef d'état-major des armées qui avait mis en cause son
témoignage. Louisette endure des sévices atroces, de septembre à décembre
1957, alors qu'elle était immobilisée sur une couche et faisait tout sur
elle. Jusqu'à ce qu'un homme, le docteur Richaud, un médecin militaire,
celui que Louisette appelle son sauveur et à qui elle aurait voulu dire
merci, l'extirpe de cet enfer. « Etre traitée de menteuse par M. Schmitt, c'est
très dur, les plaies se sont rouvertes, je demande juste que la vérité se
fasse définitivement », a-t-elle ajouté. Ce secret qu'elle garda près de 40
ans, Louisette Ighilahriz finit par le livrer, après bien des réticences, à
Florence Beaugé, journaliste au Monde (juin 2000). Florence Beaugé raconte
toute l'histoire de Louisette, de l'enquête qu'elle a menée, dans le livre
qu'elle vient d'écrire Algérie, une guerre sans gloire. Histoire d'une
enquête, aux éditions Calmann Levy, sorti jeudi. Le général Schmitt avait
fait appel de sa condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de
Paris, le 10 octobre 2003, à verser un euro symbolique de dommages-intérêts
à Louisette Ighilahriz, dont il avait récusé les affirmations contenues dans
son livre, intitulé Algérienne et publié 2001. Dans ce livre écrit par la
journaliste Anne Nivat, Louisette Ighilahriz raconte comment elle a été
torturée pendant plus de trois mois par le capitaine Graziani, qui «
agissait sous les ordres du général Massu et du colonel Bigeard ». Lors d'une
émission télévisée, « Culture et dépendances », suivie d'un débat, le 6 mars
2002, le général Schmitt avait déclaré que ce livre était « un tissu d'affabulations
et de contrevérités ». Devant la 11e chambre de la cour d'appel présidée par
Philippe Castel, le général a de nouveau contesté le témoignage de Louisette
Ighilahriz, soutenant que le capitaine Graziani était « un homme tout à fait
éloigné de ce genre d'actes ».

« Cette souffrance a besoin d'être reconnue »
Florence Beaugé, appelée à témoigner en faveur de Mme Ighilahriz, a, pour
corroborer les affirmations de celle-ci, évoqué le témoignage d'un ancien
appelé, Raymond Cloarec, qu'elle cite dans son ouvrage. Non seulement l'ancien
soldat, avec lequel elle a eu plusieurs entretiens téléphoniques, confirme
les propos de Louisette Ighilahriz, mais il fait aussi état des pressions du
général Schmitt pour le faire taire. Florence Beaugé, à la barre, témoigne :
« Graziani a violé Louisette au début de son arrestation quand elle était
propre et il l'insultait parce qu'il se blessait sur le plâtre qui lui
recouvrait le bas du corps depuis la taille. »... « J'étais au courant de ce
qui s'était passé à l'école Sarouy depuis 2003, le nom de Schmitt revenait
souvent dans les témoignages que j'avais recueillis. » (Des survivants de l'école
Sarouy, Hani Mohamed, dit Lyès Hani, Mouloud Arbadji et Rachid Ferahi
avaient témoigné dans le Monde de vendredi 18 mars 2005, daté du 19, contre
le lieutenant Schmitt, ndlr). « Le lieutenant Schmitt donnait des ordres, ne
mettait pas la main à la pâte, c'est Fleutiot qui pratiquait la gégène,
selon ces témoignages. » Ce même Fleutiot, aujourd'hui général, témoin de la
défense, récuse toute pratique de la torture. « Il y avait des
interrogatoires, mais pas de torture » à l'école Sarouy, a-t-il soutenu
devant le tribunal. Et : « Les femmes, on ne les interrogeait pas parce qu'on
n'avait pas de personnel féminin »... « Elles avaient des rôles
secondaires. » Me Yves Baudelot, l'un des avocats de Louisette Ighilahriz, a
souligné : « A côté des injures lancées par le général Schmitt, j'ai entendu
le ton de la sincérité, de la douleur. Louisette a vécu des choses qui l'ont
marquée à vie. » Me Pierre Mairat, le second avocat, a évoqué le « devoir de
mémoire pour aboutir à un rapprochement », « l'exigence de vérité par ceux
qui ont souffert ». « Je suis juif pied-noir, je sais à quel point la
douleur peut être ressentie. L'exigence de vérité n'a pas pour but de jeter
l'opprobre, mais d'apaiser les mémoires », « d'écrire l'histoire »... » La
cour d'appel de Paris rendra son arrêt le 20 octobre.

Nadjia Bouzeghrane

http://www.algeria-watch.org/fr/article/hist/1954-1962/ighilahriz_schmitt.htm


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